Louis II le Jeune, le neuvième d’Empereur
PERSONNAGESCAROLINGIENS
5/4/20262 min read
Louis II le Jeune, le neuvième d’Empereur
Le tome 1 débute avec la mort de l’Empereur Louis II, qui était le fils ainé de Lothaire, lui-même fils ainé de Louis-le-Pieux. Le droit d’ainesse permit à Louis II d’être désigné, comme son père, Empereur d’Occident. Mais cette notion d’Empire était romaine, et les francs conservaient leurs traditions ancestrales, notamment celle de partager l’héritage, et donc le royaume, entre les différents successeurs.
Malgré une multitude d’épouses officielles, Charlemagne ne laissait qu’un héritier légitime à sa mort et l’unité de l’Empire survécut donc à sa disparition. Mais deux successions plus tard, le nouvel « Empereur » Louis II ne régnait plus que sur un neuvième du grand Empire d’Occident, en l’occurrence l’Italie du Nord, car le territoire avait été divisé, par deux fois, en trois parts égales.
En 863, la mort sans héritier de son jeune frère Charles, lui permis de récupérer la Provence. En revanche, la mort de son deuxième frère Lothaire en 870, lui aussi sans héritier reconnu, ne lui apporta aucun bénéfice : ses oncles Charles-le-Chauve et Louis-le-Germanique se partagèrent son royaume.


Louis II, fils de Lothaire, fils de Louis le Pieux
Qui était donc ce « neuvième » d’Empereur ?
Né en 825, Louis II est appelé rapidement à gouverner : en 844, il devient roi d’Italie, puis en 850, il est associé à son père Lothaire en tant que Co-Empereur. En 855, Lothaire meurt et, conformément au traité de Prüm (lien), son royaume est partagé entre ses trois fils.
Le règne est agité car l’Italie du Sud est perpétuellement en guerre : les Lombards y sont implantés mais les différents comtes sont en conflit ; depuis le règne de l’Empereur Théophile, les grecs de Constantinople, qui occupent toujours de nombreuses villes italiennes, ont amorcé leur redressement ; de leur côté, les musulmans n’ont pas dit leur dernier mot : ils interviennent en Sicile, dans les Apulie ou en Calabre et mettent Rome à sac en 846.


Louis II passe donc l’essentiel de son règne à lutter contre l’anarchie, à combattre les sarrasins ou à nouer des alliances éphémères avec les byzantins. Même les relations avec le Pape sont difficiles, alors que Louis II protège Rome et le Vatican. Ces guerres dans le sud de l’Italie l’empêcheront de revendiquer l’héritage de son frère Lothaire et le conduiront même dans les geôles de la ville de Bénévent.
Marié à Engelberge, il ne laisse qu’une fille à sa mort en 875. Charles-le-Chauve, son oncle, lui succèdera à la tête de l’Empire.


